Les vœux du Maire

Frédéric Dauphin, Maire de Peipin, 4 janvier 2018

Frédéric Dauphin, Maire de Peipin, 4 janvier 2018

Mesdames, messieurs,
Madame la Sous-Préfète de Forcalquier,
Monsieur le Sénateur des Alpes de Haute-Provence,
Monsieur le Président de la Cté de Cnes Jabron-Lure-Vançon-Durance,
Mesdames et messieurs les maires,
Chers collègues élus,
Mesdames et messieurs les représentants de la gendarmerie et des pompiers,
Mesdames et messieurs les journalistes,
Chers administrés,
Chers amis,


C’est un grand plaisir de vous retrouver ce soir pour la traditionnelle cérémonie des vœux qui est, tous les ans, l’occasion de dresser le bilan des mois qui viennent de s’écouler et de vous présenter rapidement les perspectives pour l’année à venir.

2017 a été une année intense et souvent difficile, tant pour les élus que pour les agents communaux de Peipin. Mais je pense aussi que les difficultés que nous avons rencontrées ont été partagées par toutes les autres communes, dans notre département et au-delà, dans tout le pays.

C’est un fait : les choses deviennent de plus en plus compliquées pour les collectivités, et plus particulièrement pour les collectivités rurales. L’application de la loi NOTRe, qui est pleinement entrée en vigueur en 2017, avec la constitution de nouvelles communautés de communes, beaucoup plus vastes qu’auparavant, génère pour l’instant plus de problèmes qu’elle n’en résout — si tant est qu’elle en résolve un jour.

Vous le savez, j’ai dénoncé dès le départ cette loi que j’estime préjudiciable à l’autonomie et au développement des communes.

Le problème est que tous les gouvernements qui se succèdent, quelle que soit leur couleur politique, font passer des lois territoriales qui vont toutes dans le même sens : affaiblir les communes, surtout les petites telles que la nôtre, et les diluer dans de grands ensembles. Nous n’avons pas le temps de mettre convenablement en place les lois d’un précédent mandat qu’il nous faut en subir de nouvelles.

Après la loi NOTRe, qui a été votée en 2015 et qui transfère aux communautés de communes des compétences communales très importantes, voilà qu’aujourd’hui on va priver les communes d’une grande partie de leur autonomie fiscale et peut-être même financière. Je veux bien entendu parler de la suppression de la taxe d’habitation.

Sur cette mesure plus précisément, il faut que vous sachiez qu’à ce jour, en tant que maire, je n’ai reçu de la part du gouvernement aucune communication sur la façon dont les choses seront organisées. Je ne sais toujours pas comment sera compensée cette suppression, ni même si elle sera compensée, par quel mécanisme et à quelle hauteur. Songez tout de même que le produit fiscal de la taxe d’habitation à Peipin c’est plus de 200 000 euros par an.

Et nous sommes, à titre individuel et citoyen, dans le même flou au niveau national : qui sait comment sera financée cette suppression, qui représente à l’échelle du pays — selon les estimations — entre 15 et 20 milliards d’euros par an ? Le gouvernement dit qu’il compensera par une dotation équivalente. Mais dans ce cas, la seule vraie question est celle-ci : où diable va-t-il prendre tout cet argent ?

Je vous laisse deviner où…

Et puis, l’autre conséquence, lorsque l’État enlève aux communes la possibilité de percevoir un impôt, et surtout d’en gérer les taux, c’est qu’il réduit l’autonomie des communes.

Il y aura donc une dotation de compensation, et nous serons désormais dépendants de cette nouvelle dotation. Et qui nous dit que demain l’État ne baissera pas cette dotation, ou même qu’il ne la supprimera pas, tout simplement ?

Car on sait ce qu’il advient des dotations qui sont soumises, par définition, au bon vouloir des gouvernements : au fil du temps, tous les prétextes sont bons pour les diminuer.

Par exemple, pour contribuer au redressement des finances publiques (qui, soit dit en passant, ne se redressent jamais), chaque année ou presque, la DGF diminue. Cette DGF, qui est la dotation globale de fonctionnement, n’est pas une subvention : elle est versée aux communes pour assurer les missions que l’État leur délègue.

Et l’État, mes chers amis, délègue de plus en plus de fonctions aux communes, il leur impose toujours plus de charges, de normes, juridiques, législatives, administratives, sécuritaires — je ne vais pas vous en faire le détail ici ce soir, nous serions encore là demain matin. Mais parallèlement, l’État supprime peu à peu tous nos moyens financiers pour les exercer et les mettre en œuvre.

Tout ceci pour bien vous faire comprendre que la situation est loin d’être simple, et tout particulièrement à Peipin.

Vous connaissez l’état de notre commune : je vous en ai suffisamment parlé depuis que nous avons été élus. En plus du contexte que je viens de vous décrire, notre commune est surendettée et elle ne peut plus emprunter pour financer ses investissements. Tout ce que nous faisons, nous devons le faire sur nos fonds propres, en essayant de dégager un peu de trésorerie.

C’est pourquoi nous avons mené, depuis bientôt 4 ans maintenant, tout un travail de fond, qui je l’espère, devrait nous permettre à terme de nous en sortir.

Alors, évidemment, ce travail de fond n’est pas spectaculaire, il ne se voit pas toujours au quotidien. Nous ne sommes pas encore en mesure, par exemple, de refaire les routes comme il le faudrait, de rénover nos bâtiments comme nous le souhaiterions, ni d’embellir notre village.

Mais tout de même, depuis 4 ans, voici en résumé ce que nous avons réalisé :

  • nous avons commencé, vous le savez, par effectuer toutes les économies possibles, à tous les niveaux, y compris la re-négociation d’une partie de notre dette afin de diminuer nos remboursements.
  • Puis, nous avons travaillé au développement de notre zone d’activité. Le premier aboutissement de ce travail, c’est évidemment la reconstruction du magasin Intermarché. Nous avons dû pour cela travailler étroitement avec les représentants d’Intermarché, bien sûr, mais aussi et surtout avec le Conseil départemental, sans qui rien de tout ceci n’aurait été possible. Le Conseil est représenté ce soir par Robert Gay, que je tiens à remercier chaleureusement et à saluer au nom de la commune.

    Mais le développement de notre zone d’activité ne s’arrêtera pas à la seule reconstruction d’Intermarché. J’aurai l’occasion de vous parler des autres projets au fur et à mesure qu’ils se concrétiseront. Car ce développement, que nous avons conçu et auquel nous travaillons tous les jours, est essentiel à la survie de notre commune : de nouvelles activités, de nouveaux commerces, ce sont de nouveaux emplois et de nouvelles ressources financières pour la collectivité.
  • L’autre grand projet structurant, c’est la création d’unités de production d’énergie renouvelable. Il s’agit tout d’abord du projet de parc éolien, que nous vous avons présenté cette année. Ce parc éolien comptera 5 machines et ne pourra pas être étendu. Non seulement il ne coûtera rien à la commune, mais il lui rapportera 84 500 euros par an une fois réalisé.

    En plus de ce parc éolien, nous envisageons la création d’un parc photovoltaïque, avec un ou plusieurs opérateurs, sur le flanc de la montagne, toujours exclusivement sur des terrains communaux classés en lande. C’est-à-dire que, bien évidemment, nous n’allons pas déboiser pour construire des panneaux solaires, ce qui n’aurait pas grand sens. Là encore, ce projet ne coûtera rien à la commune et, si tous nos projets éolien et photovoltaïque voient le jour, ils pourraient nous rapporter directement plus de 300 000 euros par an. Avec en outre la possibilité, pour vous tous, si vous le souhaitez, de consommer l’électricité Peipinoise à un prix inférieur au marché : l’un des opérateurs nous annonce en effet une réduction d’environ 10 %.
  • Et puis, concernant la gestion de nos services, nous nous sommes engagés dans une consultation pour éventuellement passer les services eau et assainissement en concession de service public. Sur ce sujet, que les choses soient claires : si notre commune n’était pas dans une situation financière extrêmement dégradée, en théorie, elle devrait pouvoir gérer elle-même, c’est-à-dire en régie, les services de l’eau et de l’assainissement. Mais il faudrait pour cela que nous ayons la capacité de financer les investissements nécessaires à l’entretien et au renouvellement de nos installations et même, dans l’idéal, que nous embauchions au moins un agent technique supplémentaire.Tout ceci, dans notre situation, n’est pas envisageable. Actuellement, nous avons du mal à faire face aux fuites qui surviennent sur le réseau, aux égouts qui se bouchent en permanence, aux installation électro-mécaniques qui s’usent et qu’il faut faire réparer ou remplacer régulièrement.

    Trop de retard a été pris dans l’entretien de ce service, et très franchement, nous n’arrivons pas à le rattraper. C’est donc la raison pour laquelle nous avons lancé une consultation pour déterminer si nous pouvons déléguer ce service à une ou des entreprises privées. Si nous parvenons à un accord qui soit satisfaisant pour les deux parties, et avant tout pour la commune, alors ces entreprises seront en mesure d’effectuer une grande partie des investissements que nous n’avons pas les moyens de réaliser actuellement. Tout ceci va faire l’objet de négociations qui vont débuter dès la semaine prochaine et si nous ne parvenons pas à un accord satisfaisant, nous ne signerons pas. Je vous tiendrai naturellement au courant du résultat.

    Sur ce sujet encore, je tiens à vous dire ceci : la loi NOTRe, telle qu’elle est appliquée aujourd’hui, et sauf changement improbable, prévoit qu’en 2020 la compétence eau-assainissement sera obligatoirement transférée à la communauté de communes. Donc, quoi qu’il arrive, c’est une compétence — une de plus — qui va nous échapper.

    Or, concernant notre communauté de communes, qui ne compte que 4 agents administratifs, n’a actuellement pas les moyens, ni techniques ni humains, ni matériels, pour gérer en propre cette compétence à l’échelle de notre territoire. Ce qui signifie qu’il y a de très grandes chances pour que, en 2020, la communauté de communes choisisse de déléguer les services eau-assainissement.

    C’est pourquoi je pense qu’il vaut mieux que nous ayons nous-mêmes négocié notre contrat de délégation auparavant. En effet, qui mieux que les élus de Peipin peut défendre les intérêts des Peipinois ? Ensuite, dans les faits, en 2020 si rien ne change, notre contrat sera transmis tel que nous l’aurons négocié et conclu à la communauté de communes.
  • Enfin, le 5e point sur lequel nous avons travaillé, c’est de nous donner les moyens de résorber une fois pour toutes le déficit chronique de notre budget, qui génère tous les ans des retards de paiements auprès de tous nos fournisseurs.

    Lorsque nous avons été élus, nous avons trouvé un reliquat de factures impayées, parfois depuis plusieurs années, d’environ 500 000 euros. Actuellement, il nous reste toujours entre 60 et 100 000 euros de reliquat que nous n’arrivons pas à éponger. Aujourd’hui, nous avons stabilisé le budget. Ce qu’il nous faut maintenant c’est un supplément de trésorerie pour en finir avec ce reliquat, qui est très handicapant pour la commune et extrêmement désagréable pour nos fournisseurs. La seule solution, c’est de vendre une partie des biens communaux et notamment un terrain, à coté du stade, sur lequel sera réalisé un petit ensemble immobilier. Ce projet-là est en passe de se concrétiser dans les semaines qui viennent.

    Malgré tous ces handicaps, nous avons réussi cette année à réaliser un aménagement dont on parlait à Peipin depuis de très nombreuses années, et qui était nécessaire, voire indispensable, car il s’agissait de la sécurité d’une partie de nos concitoyens : je veux parler du carrefour Grand-Vigne.

Et d’ailleurs, au sujet de la sécurité, nous avons eu en cette fin d’année une mauvaise nouvelle qu’il va falloir traiter rapidement : dans le lotissement de la montagne de Lure, de gros blocs rocheux se sont détachés de la falaise et sont tombés sur la terrasse d’une maison. Nous nous sommes rendus sur place avec les services de l’ONF, le RTM pour être précis, et nous allons devoir faire enlever ces blocs qui auraient pu causer des dégâts humains et matériels terribles, purger la paroi, puis commander une étude avant de faire réaliser des renforcements.

Pour les deux années qui viennent, d’ici la fin du mandat, il nous reste encore beaucoup de choses à faire :

  • la signalétique
  • l’aménagement piétonnier de l’entrée de la route D703, depuis le rond-point en montant vers Peipin
  • le remplacement de nos panneaux de signalisation
  • la rénovation du marquage au sol de toutes nos routes
  • la révision générale de notre PLU (Plan Local d’Urbanisme)
  • et étudier comment mieux encadrer la vitesse sur notre commune. À ce propos, j’ai une pensée pour les parents des deux très jeunes hommes qui ont eu un terrible accident de voiture cet été. L’un d’entre eux est décédé sur le coup, Ambroise, et je salue sa mémoire ce soir au nom de tout le Conseil. Un drame comme celui-là ne doit plus arriver. Il faut impérativement casser la vitesse excessive dans la commune. Nous allons nous y employer.

Voilà, mes chers amis, ce que je souhaitais vous dire. Avant de partager avec vous le verre de l’amitié (et pour ceux qui aiment, le punch planteur que j’ai personnellement préparé), je tiens à remercier Madame la Sous-Préfète pour sa présence ce soir, et pour toute l’aide qu’elle a apportée à la commune depuis sa prise de fonction. C’est une alliée précieuse, accessible et efficace, à qui Peipin doit beaucoup.

Je salue également la présence de Monsieur le Sénateur, Jean-Yves Roux, qui est lui aussi très présent et à notre écoute, et qui nous aide autant qu’il le peut et chaque fois qu’il le peut.

Je veux rendre hommage à la gendarmerie avec qui nous travaillons en toute confiance au quotidien pour la sécurité de tous, ainsi qu’à nos pompiers, qui sont toujours fidèles à nos côtés dans les moments graves.

Je remercie enfin les conseillers municipaux de Peipin pour leur engagement sans faille et pour leur soutien, je remercie les agents communaux pour la qualité de leur travail, même s’ils doivent parfois le réaliser dans des conditions qui ne sont pas toujours idéales, et je remercie toutes les associations Peipinoises qui animent la vie sociale de notre commune.

À vous tous, au nom du Conseil municipal, je souhaite une excellente nouvelle année, avec, comme l’an passé, un seul vœu : que 2018 nous maintienne en bonne santé, parce que c’est la santé qui nous permet de réaliser tous nos projets, et de profiter des instants de bonheur et de joie que la vie nous réserve.

Merci.

Peipin_Invitation-voeux_04-01-2018-web
Frédéric Dauphin, Maire de Peipin, 6 janvier 2017

Frédéric Dauphin, Maire de Peipin, 6 janvier 2017

Mesdames, messieurs, mesdames et messieurs les représentants des corps constitués, chers collègues, mesdames et messieurs les journalistes, très chers administrés, chers amis,

Au nom du Conseil municipal et au nom des agents communaux de Peipin, je vous remercie de votre présence ce soir.

Au mois de mars 2017, c’est-à-dire dans 3 mois, nous serons exactement à la moitié du mandat que vous nous avez confié.

C’est donc le bon moment pour vous présenter un premier bilan de ce que nous avons fait, et pour évoquer les projets que nous espérons mener à bien durant les prochaines années. Avant même de dresser un premier bilan synthétique des actions que nous avons menées, j’aimerais vous rappeler la situation que nous avons trouvée lors de notre élection en mars 2014.

À cette époque, notre commune était dans un état financier tellement détérioré qu’il était très clairement question d’une mise sous tutelle.

Cela n’a pas été le cas, bien que le danger ne soit toujours pas écarté, parce que les services de la préfecture nous ont alors accordé une chance de redresser les comptes.

Les comptes, voici tels qu’ils se présentent.

Peipin, qui reçoit actuellement 600 000 €/an de recettes fiscales, supporte une dette de 4 millions d’euros. Et cette dette, à peu de choses près, court sur les 20 prochaines années. Ce que vous devez avoir à l’esprit, c’est que l’endettement d’une commune ne devrait pas dépasser, en théorie, le montant de ses recettes fiscales.

Or, à Peipin, nous sommes 6,5 fois plus endettés que ce qu’il serait souhaitable.

Vous devez bien vous douter que cette situation ne peut se régler en seulement trois ans, et je pense également que vous pouvez aisément comprendre ce qui en résulte :

  • tout d’abord, nous ne pouvons absolument plus recourir à l’emprunt, puisque nous avons largement dépassé notre capacité d’endettement ; quant aux subventions, vous devez savoir que le fait de les obtenir ne dispense en aucun cas d’avancer les fonds — sur une trésorerie que nous n’avons pas — et que, par ailleurs, lesdites subventions ne couvrent jamais la totalité des investissements.
  • Ensuite, les annuités de notre dette, c’est-à-dire les échéances de remboursement sont si lourdes que nous n’arrivons pas encore à équilibrer notre budget.

Aujourd’hui, à l’heure même où je vous parle, et après presque trois années de mesures d’économies draconiennes, prises partout où il était possible de le faire, notre trésorerie est encore chroniquement déficitaire de près de 60 000 euros par an.

Retenez bien ce chiffre : 60 000 euros annuels de déficit de trésorerie qu’il va bien falloir combler par des mesures structurelles, c’est-à-dire des mesures pérennes.

Toutefois, depuis 2014, nous avons fait tout ce qu’il était possible de faire pour assainir nos finances :

  • la baisse immédiate des indemnités de fonction de tous les élus qui nous permet d’économiser 6 000 euros/an par rapport à la mandature précédente ;
  • la non-reconduction du contrat de mise à disposition du directeur général des services ;
  • la non-reconduction du contrat d’un agent géomaticien ;
  • le non-remplacement de deux agents techniques partis à la retraite ;
  • la renégociation d’une partie de notre dette afin d’alléger le budget d’environ 50 000 euros de remboursements (au prix, naturellement, d’un accroissement du capital de la dette et d’un étalement d’une partie de nos emprunts sur 20 ans au lieu de 15) ;
  • la revente de véhicules de fonction ;
  • l’annulation de toutes les lignes de téléphone mobile autres que les trois strictement nécessaires au service technique ;
  • la mise en vente de biens immobiliers, qui est en cours mais non encore réalisée pour l’instant ;
  • la renégociation de notre attribution de compensation lors de notre changement de Communauté de communes en 2014, qui nous permet désormais de percevoir 142 000 euros par an ;
  • et l’extinction de l’éclairage public après minuit en hiver et après une heure en été.

Au sujet de l’éclairage public, j’aimerais ouvrir une petite parenthèse. Je sais que la décision d’éteindre l’éclairage une partie de la nuit n’a pas fait l’unanimité.

Certains de nos concitoyens ont exprimé des doutes et des inquiétudes. Ils nous ont aussi demandé de tenir compte, par exemple, du besoin d’éclairage pour tous ceux, notamment les collégiens, qui partent travailler très tôt le matin. Nous les avons entendu et nous avons ajusté les plages horaires en conséquence.

Ce soir, nous ne disposons pas encore d’un bilan complet de cette mesure parce que, d’une part, elle n’a été effectivement mise en place qu’après le deuxième trimestre 2016, et parce que, d’autre part, elle a connu quelques aléas de mise en route au cours de l’année. En outre, toutes les horloges nécessaires à la programmation n’avaient pas été installées.

Malgré ces petits dysfonctionnements, le premier bilan fait état d’une économie de plus de 4 000 euros. Je suis persuadé qu’en 2017, sur une année complète et avec l’ensemble des horloges, l’économie sera bien plus importante. Nous tablons, pour ne rien vous cacher, sur le double, c’est-à-dire sur une économie annuelle de 8 à 10 000 euros (sur une facture globale d’éclairage de 25 000 euros).

Dans le même temps, pendant que nous mettions en place toutes ces mesures d’économie, qui prennent toutes un certain temps à produire leurs effets, nous avons dû subir la baisse de la dotation globale de fonctionnement (– 24 000 euros) et le prélèvement du FPIC (– 30 000 euros), qui sont venus annuler une partie du bénéfice de ces mesures.

Vous pouvez faire le calcul : moins 24 000 et moins 30 000, ça fait moins 54 000, et c’est ce qui explique que cette année encore, malgré tous nos efforts, notre budget affiche un tel déficit. Et ce, en dépit de toutes les économies déjà réalisées et malgré l’augmentation du prix de l’eau et la petite augmentation des impôts auxquelles nous avons dû nous résoudre, contraints et forcés.

Et tout ceci, bien entendu, sans parler une seule seconde d’investissements dans quelque domaine que ce soit…

C’est dans ce contexte très tendu que nous essayons de faire avancer nos projets.

Parce que, même si le tableau que je viens de vous présenter peut vous paraître un peu morose, rien n’est perdu : les choses s’améliorent peu à peu et il y a beaucoup d’éléments positifs qui sont en train de se mettre en place à Peipin.

En effet, voici ce qu’il va se passer dans les tout prochains mois sur notre commune :

  • en premier lieu, le développement de la zone d’activité de Peipin avec la reconstruction du magasin Intermarché, qui a déjà commencé, et qui va totalement modifier l’aspect de notre zone d’activité.

    Ce nouveau magasin, tout neuf, va très nettement agrandir sa surface de vente, puisque le magasin va passer d’une classe « super » à une classe « hyper » ; il va aussi agrandir sa galerie marchande, créer un nouveau parking sous-terrain, ce qui nous permettra de nous garer à l’ombre en été et à l’abri en hiver ; il disposera de bornes de recharges pour les véhicules électriques, d’un toit végétalisé sur lequel il y aura également des panneaux photovoltaïques, la station d’essence sera entièrement reconstruite, ainsi que le reste du parking extérieur.

    Ce projet est magnifique : il va permettre à notre zone de prendre un nouveau départ et il va également créer de nouveaux emplois.
  • Nous avons aussi obtenu l’accord du Conseil départemental pour créer un deuxième rond-point, qui devrait à terme permettre de débloquer le reste des terrains commerciaux entre la zone Champarlau et le Frigouras et surtout, créer une nouvelle entrée-sortie afin de fluidifier la circulation ; ce projet, si nous parvenons à le mener à bien, devrait en grande partie être financé par des entreprises privées. Et s’il se réalise comme nous le souhaitons, il y aura là aussi des créations d’emploi à la clé.
  • Nous avons aussi accordé un permis de construire pour un nouveau lotissement d’une vingtaine de logements sociaux entre l’Ehpad et le lotissement du Riou. Lorsque ce lotissement sera achevé (la construction doit débuter au premier trimestre 2017), la commune disposera un petit contingent de logements sociaux qui nous permettra de loger proritairement une partie de nos concitoyens qui en ont besoin.
  • Nous allons également, en ce début d’année, lancer les travaux de reconfiguration du carrefour Grand-Vigne, au lieu-dit les Blâches, en collaboration étroite avec le Conseil départemental. Ce carrefour est actuellement extrêmement accidentogène, il met en danger quotidiennement les familles qui y habitent ainsi que les automobilistes qui y circulent. Cela fait des dizaines d’années qu’on en parle, eh bien, ce sera chose faite en 2017.
  • Et puis, je m’adresse à tous les commerçants de notre village, dont je comprends l’impatience à ce sujet, mais qui doivent eux aussi comprendre, à la lumière de tout ce que je viens d’exposer, que la situation ne nous permet pas de faire tout ce que nous voulons, aussi vite que nous le souhaiterions, je leur dis, à tous nos commerçants, que 2017 sera l’année de l’installation de la signalétique à Peipin. Nous avons officiellement lancé ce projet il y a quelques semaines, qui représente un investissement de près de 25 000 euros pour la commune.

Enfin, pour terminer sur les aspects positifs, comme je vous le disais tout à l’heure, pour résorber notre déficit, l’une des solutions est de générer de nouvelles recettes.

Une commune n’a pas trente-six solutions pour générer de nouvelles recettes : il s’agit soit d’augmenter les impôts, soit de favoriser l’installation d’activités créatrices de revenus.

Et parmi ces activités, il y a l’installation d’unités de production d’énergies renouvelables. Les projets que nous envisageons dans ce domaine pourraient apporter environ 100 000 euros nets de trésorerie à la commune tous les ans.

Nous aurons l’occasion d’en reparler, car ce sont des projets assez longs à mettre en place et qui ne se réaliseront pas (si nous parvenons à les concrétiser) avant la fin de ce mandat, et sans doute bien après 2020, c’est-à-dire pour le mandat suivant.

Je ne peux pas terminer ce bilan sans vous parler un instant de l’avenir de notre communauté de communes. Désormais, vous le savez sans doute, nous formons avec la Vallée un Jabron, une nouvelle communauté de communes d’un peu plus de 5 000 habitants, qui est le seuil minimum prévu par la loi NOTRe en zone rurale.

Notre nouvelle communauté de communes s’appelle désormais CCJLVD, c’est-à-dire Communauté de communes Jabron Lure Vançon Durance.

Cette fusion, qui a vu le jour le 1er janvier 2017, se passe plutôt bien. Elle est porteuse de beaucoup de potentialités de développement, malgré sa « petite » taille… ou peut-être, justement, grâce à sa taille humaine et conviviale. Tous les élus et le personnel intercommunal, que je salue au passage, ont travaillé et vont continuer de travailler pour faire de cette nouvelle collectivité une véritable opportunité.

Nous disposons de réels atouts : l’économie, les services et le commerce, avec la zone d’activité de Peipin et la future zone artisanale d’Aubignosc, et un potentiel touristique remarquable avec la Vallée du Jabron. En effet, la compétence tourisme sera désormais exercée par la CCJLVD comme le prévoit la loi. De nombreux emplois et un développement harmonieux sur l’ensemble de notre territoire sont à la clé.

Voilà, mes chers concitoyens, le panorama que je tenais à vous présenter ce soir sur notre action depuis ces trois dernières années.

Il faut bien que vous compreniez qu’à Peipin, tout se fait un peu plus lentement qu’ailleurs à cause de notre situation financière ; en effet, nous devons en permanence mettre en place des partenariats public-privé et tenter d’obtenir toutes les subventions possibles afin de pouvoir mener nos projets à bien.

Cela prend du temps, et énormément d’énergie, et tous les jours, les bonnes et les mauvaises nouvelles ne cessent de s’enchaîner. Je vous le dis franchement : pour être maire à Peipin, il ne faut pas craindre les montagnes russes.

Pour finir, je tiens à remercier ce soir tous les agents communaux qui nous assistent dans notre tâche ; ce sont de très bons professionnels qui ont à cœur la bonne marche de la commune et qui sont tous, dans l’ensemble, très impliqués.

Je souhaite aussi rendre hommage à notre secrétaire de mairie, Brigitte Put, qui a parfaitement assumé ses fonctions depuis trois ans. Elle est mon bras droit administratif, et elle est aussi la mémoire de la commune, qu’elle connaît comme sa poche.

Je veux également remercier les membres du Conseil municipal qui sont présents ce soir avec moi et qui me soutiennent dans notre action. Malgré quelques turbulences, qui sont somme toutes assez classiques dans la vie d’une municipalité, tous les Conseillers sont fidèles, très efficaces et ils ne comptent ni leur temps ni leur énergie au service du bien commun et de notre collectivité.

Avant de partager ensemble le vin d’honneur, je vous souhaite à tous une excellente année 2017 : qu’elle vous apporte le meilleur, la santé surtout car c’est notre bien le plus précieux, et un peu plus de sérénité que l’année qui vient de s’écouler.

Merci de votre attention et bonne soirée.

carte-de-voeux-2017
6 janvier 2016

Frédéric Dauphin, Maire de Peipin, 6 janvier 2016

Mesdames, messieurs, mesdames et messieurs les représentants des corps constitués, chers collègues, mesdames et messieurs les journalistes, très chers administrés, chers amis,

Au nom du Conseil municipal et au nom des agents communaux de Peipin, je vous remercie de votre présence ce soir. C’est un réel plaisir de vous accueillir pour la deuxième fois et c’est un plaisir que nous aurons encore l’occasion de partager quelques années. Au moins quatre si je compte bien…

Après, c’est une autre histoire.

Comme le veut la tradition, je vais tout de suite vous présenter les vœux de l’équipe municipale, qui m’entoure, pour 2016.

Je souhaite, je vous souhaite, une année plus douce que celle qui vient de s’écouler. Qu’elle vous soit favorable, dans vos relations, familiales, amicales, affectives, professionnelles. Qu’elle vous permette, d’une façon ou d’une autre, de réaliser vos projets. Et puis, qu’elle vous apporte la sérénité et, pourquoi pas, la prospérité.

2015, comme l’ont très justement souligné nos amis et très estimés collègues, qui sont là ce soir, Daniel Spagnou et Patrick Martellini, lors de leurs vœux — avant-hier pour Daniel et hier pour Patrick —, 2015 a été une année éprouvante pour le pays tout entier.

Les barbares, puisqu’il ne méritent que ce terme, nous ont poignardé le cœur et l’esprit. Ils ont martyrisé notre cœur et notre chair en assassinant sauvagement des journalistes, des policiers et des citoyens anonymes, et en exécutant froidement une jeunesse pacifique, notre jeunesse, nos enfants, les enfants de la nation. Ils ont martyrisé notre esprit en s’attaquant directement à son incarnation : notre liberté de penser avec Charlie Hebdo, et notre mode de vie avec le Bataclan et les terrasses de restaurant.

Ces individus-là, je vous le dis, ne gagneront pas. Nous sommes plus forts qu’eux, sur tous les plans. Nous sommes plus forts qu’eux, d’abord parce que nous ne sommes pas plus bêtes qu’eux, bien au contraire, et nous sommes plus forts qu’eux tout simplement parce que nous sommes les plus nombreux. Oui, nous sommes, et de loin, les plus nombreux. Alors, si nous le décidons — et il suffit que nous le décidions —, nous serons les plus forts. Et nous vaincrons. Avec l’esprit et avec le cœur.

2015 a aussi été une année difficile, tant au niveau économique et politique qu’au niveau administratif.

Au niveau économique, la crise ne s’est pas éloignée, le chômage n’a pas baissé, la dette n’a pas diminué, les fractures sociales et communautaires n’ont pas été réduites. Aucune courbe d’aucune sorte ne s’est inversée et tous les voyants sont toujours dans le rouge.

Au niveau politique, nous avons assisté avec les régionales du mois dernier à un spectacle de très mauvais goût. Je dirais même plus : un spectacle navrant.

Si les femmes et les hommes politiques, nos responsables nationaux, ne tiennent pas compte de la colère qui gronde dans le pays, s’ils ne saisissent pas l’opportunité de ce séisme pour véritablement changer leur façon de faire de la politique, s’ils ne reviennent pas aux fondamentaux, s’ils ne se remettent pas à l’écoute du peuple, qu’ils ne s’étonnent pas ensuite de la réaction du peuple. Parce que le peuple en a assez des mensonges, le peuple en a assez de l’hypocrisie, assez des manipulations et des magouilles, assez des gaspillages d’argent public, assez des scandales, assez des abus de biens sociaux en tout genre.

Le peuple, c’est-à-dire nous tous, vous et moi, nous sommes capables de tout comprendre, pour peu qu’on dise la vérité et qu’on agisse dans la transparence. Et parce que la vie nous l’apprend tous les jours, nous sommes parfaitement capables de comprendre qu’il faut parfois faire des sacrifices. Réduire notre train de vie, par exemple, ou travailler davantage. Mais avant de consentir à ces sacrifices, en tant que citoyens, nous attendons de nos responsables et de nos élus qu’ils donnent l’exemple. Quand on demande des sacrifices aux autres, on commence d’abord par les faire soi-même.

À Peipin, et bien que nous ne soyons pas parfaits, loin s’en faut, lorsque nous avons été élus, nous avons commencé par diminuer nos indemnités. Notre équipe municipale compte, c’est vrai, un adjoint de plus que l’ancienne équipe, mais l’ensemble de nos indemnités coûte 3 000 euros de moins par an à la commune. Et en ce qui me concerne, je vais vous dire exactement les choses telles qu’elles sont. Je travaille en moyenne entre 35 et 45 heures par semaine à la mairie pour exactement 1 000 euros nets par mois. À quoi s’ajoutent 450 euros nets par mois en tant que vice-président de la communauté de communes. J’ai mis de côté mon métier, ma carrière professionnelle, pour exercer pleinement la fonction que vous m’avez confiée, et j’ai à ce moment-là divisé mes revenus exactement par deux. Comprenons-nous bien : j’avais la possibilité de le faire et je ne me plains absolument pas. J’ai choisi d’être là où je suis actuellement, en mon âme et conscience, en toute liberté, et je suis, malgré tous les soucis et malgré tous les aléas que cela comporte, très heureux d’exercer cette noble fonction.

Nous les élus, nous devons toujours montrer l’exemple. Nous devons être irréprochables. Nous devons être honnêtes. Nous devons dire les choses, nous devons les nommer. Et nous ne devons agir que dans l’intérêt général. C’est à ces seules conditions que le peuple pourra de nouveau nous faire confiance et qu’il cessera peu à peu soit de s’abstenir massivement, soit de voter pour les extrêmes.

Et puis, au niveau administratif, nous avons dû nous soumettre à l’application de la loi NOTRe, dont le nom signifie Nouvelle Organisation Territoriale de la République, et qui a été promulguée le 7 août dernier. L’une des principales mesures de cette loi est l’obligation pour les intercommunalités, c’est-à-dire les communautés de communes, de se regrouper selon deux seuils minimums, 15 000 habitants ou, de façon dérogatoire, 5 000 habitants pour les zones de montagne.

Vous connaissez sans doute mon sentiment à ce sujet. J’ai dit tout le mal que j’en pensais dans la presse. J’ai dit qu’avec cette loi, on organise la disparition pure et simple des communes. J’ai dit qu’avec cette loi, on supprime le peu d’autonomie qui restait aux communes et aux intercommunalités. J’ai dit qu’avec cette loi, et je continue de le penser, on fait basculer le pays vers un système fédéral. Mais sans l’annoncer clairement et surtout sans avoir consulté le peuple. C’est pour cela que je ne suis pas d’accord.

Toutefois, nous sommes en France, dans un pays de droit. Cette loi a été conçue par un gouvernement légitime, et elle a été votée par les parlementaires tout aussi légitimes et légitimement élus. À partir de ce moment-là, même si on reste très critique envers elle, on doit se soumettre à la loi. Et dans ce contexte qui nous est imposé, la seule chose à faire c’est, encore une fois, d’œuvrer uniquement dans l’intérêt de nos concitoyens et de nos territoires.

Pour notre communauté de communes, la CCLVD, très concrètement, les choses peuvent se résumer ainsi. Avec 3 600 habitants, la CCLVD n’atteint pas le nouveau seuil minimum des 5 000 habitants. Nous aurions préféré rester tels que nous sommes actuellement, d’autant que nous nous entendons bien, nos six communes ensemble, Aubignosc, Châteauneuf-Val-Saint-Donat, Monfort, Peipin, Salignac et Sourribes. J’en profite d’ailleurs pour saluer leur représentants, qui sont là ce soir.

Mais nous sommes obligés de fusionner. Étant donné que ces fusions doivent se réaliser dans la continuité territoriale, la CCLVD n’avait en théorie que 3 choix, et je dis bien en théorie, c’est-à-dire : soit un rapprochement avec le Sisteronnais, soit avec la Vallée du Jabron, soit avec la Moyenne Durance. Dans un premier temps, c’est vrai, nous avons envisagé un rapprochement avec la Vallée du Jabron, parce que c’est une communauté de commune qui a priori nous ressemble, et aussi parce que dans les faits, nous n’avions pas réellement d’autre possibilité.

C’est donc ce que le préfet a inscrit dans son schéma de cohérence territoriale. Une fois ce schéma publié, nous avions 2 mois, 2 mois seulement, pour étudier la faisabilité de cette fusion. Or durant ces 2 mois, il s’est passé les choses suivantes : les premières études que nous avons menées avec la Vallée du Jabron, tant en termes de chiffres qu’en terme de compétences, et ceci sans remettre en cause ni la valeur des hommes, ni la qualité des infrastructures de ces communes, les premières études donc, ont très rapidement fait apparaître qu’il existait en réalité de fortes disparités de fonctionnement entre les deux communautés de communes, et que l’harmonisation de ces différences risquait d’être longue et laborieuse.

L’autre événement qui a eu lieu, c’est que la Moyenne Durance (la CCMD) a décidé de refuser le rapprochement avec le pôle Dignois, proposé par la préfecture, et nous a fait une proposition de rapprochement. La CCMD, ce sont des gens, des élus, des communes que nous connaissons bien et avec lesquels nous avons l’habitude de travailler. Avec la CCMD, nous avons mis en place, depuis une bonne dizaine d’années, toute une série de structures essentielles dont vous, mes chers concitoyens, bénéficiez au quotidien : le SMIRTOM, notre syndicat d’enlèvement et de retraitement des ordures ménagères, qui est une véritable réussite il faut bien le dire ; le syndicat de transport scolaire, le SITE ; et puis le Pays Durance Provence, qui regroupe déjà la CCLVD et la CCMD et dont l’objectif est d’aller chercher des fonds européens et régionaux pour aider au développement économique, touristique et culturel de nos territoires.

Grâce à l’implication de sa présidente, Sandrine Cosserat, maire de Volonne, et de sa directrice, Jessica Teston, que je salue toutes les deux ce soir pour la qualité du travail accompli, ce sont près de 5 millions d’euros de subventions qui ont été accordés aux projets de développement du Pays Durance Provence. Enfin, nous avons encore ensemble un autre projet de mutualisation qui concerne le système d’information géographique (le S.I.G.), qui est très clairement un service indispensable à nos communes, mais qu’elles ne peuvent pas porter individuellement, parce qu’il est très coûteux.

À la fin de ces deux mois de concertation, notre Conseil communautaire a été appelé à se prononcer et à faire un choix. Comme je vous l’ai annoncé dans le bulletin municipal, le Conseil communautaire a rejeté le schéma préfectoral et fait la contre-proposition d’un rapprochement avec la CCMD par une majorité de 13 voix sur 21. Dans la foulée, et après mûre réflexion, le Conseil municipal de Peipin a pris une délibération identique par une majorité de 7 voix sur 10. Toutes ces contre-propositions ou ces validations, selon les cas, de l’ensemble des communes du département sont maintenant soumises à la CDCI (la commission départementale de coopération intercommunale) sous l’égide de la préfecture. Nous verrons en temps utile ce qu’il en ressort.

Enfin, je voudrais vous dire quelques mots au sujet de notre commune. Financièrement et budgétairement, nous continuons de travailler au redressement de Peipin. Les choses vont dans le bon sens, et nos efforts ont d’ailleurs été salués par la préfecture et la Direction générale des finances publiques, mais ce redressement prend du temps. Personne n’a de baguette magique, ni vous, ni moi. Comme nous n’avons que très peu de marge de manœuvre financière, nous nous attacherons en 2016 à réaliser essentiellement 3 dossiers indispensables : la reconfiguration du carrefour Grand-Vigne, en étroite liaison avec le Conseil départemental et la Maison technique de Sisteron pour 166 000 euros ; la création d’un trottoir sur la D 703, entre le rond-point et l’impasse des Mûriers, afin de remplacer les balises provisoires actuelles (pour 35 000 euros) — bien entendu, pour ces deux dossiers, nous avons demandé toutes les subventions possibles —, et enfin, l’installation d’une signalétique pour nos commerçants.

Alors, je sais bien que c’est un aménagement qui vous a été promis depuis fort longtemps, et que nous avions inscrit au budget en 2015.

Malheureusement, nos contraintes financières ont fait que nous avons dû, une fois de plus, reporter cet investissement. À cet égard, j’ai un petit message à vous délivrer : lorsque vous vous demandez à juste titre pourquoi certains dossiers n’avancent pas aussi vite que vous l’espériez, venez me voir. Vous le savez, je reçois tous ceux qui le souhaitent. Je vous expliquerai les choses dans le détail et je suis persuadé, chiffres à l’appui, que vous comprendrez la situation. Et peut-être aussi que, lors de ces échanges, nous trouverons des solutions : après tout, c’est en toute connaissance de cause et dans la concertation que nous pouvons le mieux faire avancer les dossiers.

Concernant le lotissement La Pierre, où vous le savez, nous avons une situation problématique avec un affaissement de terrain et des problèmes de circulation des eaux pluviales : nous avons demandé et obtenu une expertise judiciaire de la zone concernée. Cette expertise démarrera en 2016 et j’aurai l’occasion de vous en parler en détail dans les prochains bulletins municipaux.

Cette année également aura lieu le recensement de la population. Ce recensement, qui est obligatoire, je vous le rappelle, aura lieu du 21 janvier au 21 février. Vous avez découvert nos trois agents recenseurs dans le Peip’Infos du mois de décembre et je vous invite à leur réserver le meilleur accueil.

Toujours en ce qui concerne la vie communale, je tiens ce soir à saluer 2 de nos agents techniques, Jean-Paul Paret et Patrick Vibien, qui ont fait valoir leur droit à la retraite au mois d’octobre 2015. Jean-Paul et Patrick, recevez tous nos vœux de bonheur pour votre nouvelle vie de retraités.

J’aimerais aussi que nous ayons tous une pensée pour deux de nos anciens qui ont disparu en fin d’année. M. Romain, dans les circonstances que vous savez, qui ont été particulièrement éprouvantes pour sa veuve Yvonne, et ses enfants, Jean-Luc et Pierre. Vous vous êtes tous mobilisés de façon remarquable pour participer aux recherches et je tiens à vous en remercier ce soir ; tout comme je remercie infiniment les forces de gendarmerie qui ont déployé leurs hommes, leur savoir-faire et leurs équipements, sans compter, pour tenter de le retrouver. Et puis, M. Schmid, ancien maire de Peipin, qui a effectué trois mandats successifs entre 1971 et 1989 et qui a été inhumé le 28 octobre dernier.

Voilà en substance, mes chers amis, ce que je voulais vous dire.

Merci de votre attention et bonne soirée.

carte-voeux_2016